Double-face | 08 août 2005
Au sortir du bois, l'attitude est encore animale, les branches et les herbes griffent les traits, le souffle rauque rythme les pas rapides. La ville illumine soudain les yeux remplis de larmes, vestiges d'une course sauvage à la recherche d'identité. Le corps peu à peu reprend les réflexes conditionnés de l'humain, mais restera enfoui en lui les résonances des nuits profondes où il s'égarera encore...
Publié par wolfy68 à 00:05:30 dans Proses
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Permaliens
Rouge passion... | 06 août 2005
Couleur du sang qui irrigue ses lèvres, rouge à ses joues, rouge navigant dans mes veines, rouge vif mon coeur vibrant de la découvrir. Rouge dans la nature, coquelicots tels des gouttes sanguines d'excitation dans l'herbe de mes yeux verts, iris végétal pénétrant l'animal. Rouge, le vin ruisselant dans ma gorge, ennivré par son jus de désir, je me grise à me perdre dans son corps, rouge feu, mon esprit s'égare en plaisir entre ses cuisses...
Publié par wolfy68 à 15:08:33 dans Proses
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Permaliens
Souvenirs | 04 août 2005
Ma mère a eu 59 ans aujourd'hui! Je l'ai appelé pour lui souhaiter son anniversaire. Je n'ai toujours pas osé lui dire ma peine! Sûrement plus tard avant de partir en vacances, c'est à dire avant une semaine.Et soudain, en lui parlant, en lisant vos commentaires sur mon dernier post, je me suis souvenu de ce qu'elle me raconte souvent.
Bébé, à ses dires, et ma famille le confirmant, je ne pleurais pas ou très peu! Par contre, elle avait observé un phénomène très singulier! Lorsqu'elle me laissait dans mon landeau et que ma seule vue était celle des branches des arbres avec leur feuilles dansant au vent, je me mettais à sangloter tout doucement. Et cela à chaque fois, et jamais dans un autre cas de figure...
Cette histoire m'a toujours intrigué. D'autant plus que ce phénomène me poursuit encore aujourd'hui! N'ayez crainte, je ne sanglote pas lorsque je sirote un pastis sous les platanes, mais cette sensibilité à fleur de peau me joue encore des tours, notament lorsque je regarde un film, ou encore lorsque je suis témoin d'un beau geste sportif, et aussi à l'écoute d'une musique ou d'un chant.
Je suis bien conscient de ne pas être le seul à avoir ce genre de sensibilité, mais aujourd'hui, je me suis vu sous les arbres avec ma mère bienveillante à mes côtés, et je n'ai pas eu la force de lui faire de la peine... pas aujourd'hui...
Je vous embrasse tous pour votre bienveillance bloggaire, vous me reverrez sûrement la larme à l'oeil, mais ne vous en inquiétez pas, souvent le bonheur me pousse à la mélancolie, un juste équilibre...
Publié par wolfy68 à 14:16:37 dans Proses
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Permaliens
Clowneries | 04 août 2005

Réflexion faite, je ne suis pas un clown.
Encore moins un clown triste.
Mais, toujours l'impression qu'on se fout un peu de ma tête malgré tout!
Alors, avec l'âge, j'ai pris sur moi, étant conscient des caractéristiques qui me valent cette réputation de rigolo de service.
Pourtant, enfant, je rêvais d'être James West (Robert Conrad, pas ce benêt de Will Smith), de chanter comme Elvis, de danser comme Travolta(dans "la fièvre du samedi soir"), de courir comme Carl Lewis.
La vie est ainsi faite, j'ai fini par apprécier Jerry Lewis, Travolta dans les Tarantino, écouter Bjork faire la folle, et finalement faire la même taille que James West première version...
Ma vie a pris la trajectoire parallèle à celle de mes héros d'enfance!
Le rêve a cédé sa place à la réalité. Ce qui ne m'empêche pas de rêver encore.
Mais les rêves sont bien sûr tout autre, et ma lucidité à l'encontre du monde qui m'entoure me réveille souvent avec un goût amer!
C'est peut-être ça vieillir alors?
Je vieillis, c'est sûr, et ça depuis mes 21 ans, il paraît! Je me demande comment je vais le supporter au final (mourir, oui ça je sais, merci!)! Je deviendrai peut-être ce clown triste que je n'ai jamais voulu être, même celui interprété par Charlie Chaplin...
Publié par wolfy68 à 01:44:02 dans Proses
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Permaliens
Fantôme intérieur | 03 août 2005

Esprit errant en ma carcasse ne cessant jamais sa danse macabre...
Fantôme sans se lasser envahit mes veines de son haleine fétide ...
Un jour, j'aurai raison de toi, je t'exposerai sur mes toiles, je t'écartèlerai aux yeux de tous, et là j'aurai ta peau...
Publié par wolfy68 à 00:48:35 dans Proses
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