Va savoir, va comprendre, disait la chanson...
Quelques mots perdus sur mon carnet, presque oubliés...
"résonnances, les rêves éveillés, espoirs remâchés,
désirs freinés d'une vie qui nous a échappés..."
" vivre de fausses histoires pour nous rassurer de nos enfances dérisoires"
Publié par wolfy68 à 22:22:11 dans Proses | Commentaires (2) | Permaliens
La rue était devenue molle et sous mes pas les pavés s'enfonçaient. Mais malgré tout je continuais à avancer, comme si ma vie en dépendait.Publié par wolfy68 à 09:52:38 dans Proses | Commentaires (4) | Permaliens
Surprendre, étendre, tenir,
écarteler, frotter, émouvoir,
faire frissonner, retourner, lécher,
lisser et fouiller à bout de bras ce corps offert,
éperdu de ce désir qui la cambrera, onde humaine vibrante,
qui l'ouvre à l'infini comme une fleur humide, obscène et affolante.
Publié par wolfy68 à 22:56:02 dans Proses | Commentaires (1) | Permaliens
Ce Matin-là, il se lève, décidé à ne pas se recoucher, à ne pas sombrer dans les abysses de ses draps usés. La radio se réveille même en retard, il l'a devancée dans la cuisine, faisant chauffer son lait demi-écrémé sur plaque et griller son reste de baguette de la veille. Bientôt, son mini petit-déjeuner sera englouti, et il se douchera moins comateux.
Le temps d'enfiler son jean et son sweat, le voilà dehors dans le frimas d'une fin d'été bien fraîche. Le râle du métro qu'il vient de louper lui annonce une journée bien sympathique. L'attente sur le quai lui permet au moins de griffonner un dessin sur son petit carnet.
La correspondance avec le bus se passe à merveille, le chauffeur sénégalais carburant aux amphétamines, à en croire par sa conduite sportive dans les petites rues désertes, heureusement pour les piétons absents.
Arrivée sans casse à destination. Le bois frémit à son arrivée, c'est toujours ainsi lorsqu'il arrive tôt. Dans les branches, il devine le doux mouvement que le vent donne aux feuilles encore vertes.
Soudain, la lumière monte à travers les branches, et dessine une forme familière. Il a beau en avoir l'habitude, cela lui fait le même effet à chaque fois. Ce visage qui le fixe, ses yeux durs qui ne le quittent pas mais qui ne le jugent pas. Alors, enfin, il peut se recueillir et aller en paix...
C'est à ce moment que le radio-réveil gueule et que "putain", il est bien tard pour s'avaler, ne serait-ce un bout de pain, et hop, plonger dans la douche, ahhhhhhhhhhhhh c'est froid, aie, et merde, ce coin de lit dans l'orteil, et re-merde ce lacet qui craque... fichue journée, et en plus, je loupe ce bus..........Bon, allez, je vais écrire une connerie!
Publié par wolfy68 à 07:10:15 dans Proses | Commentaires (9) | Permaliens
Publié par wolfy68 à 04:34:30 dans Proses | Commentaires (4) | Permaliens