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Wolfonic premier

farfadet du blog

Le jeune sans visage | 08 septembre 2006


Publié par wolfy68 à 02:18:03 dans dessins | Commentaires (6) |

P'tit carnet | 07 septembre 2006



Je retrouve mes griffonnages. Je vais m'y remettre bientôt!

Publié par wolfy68 à 11:17:19 dans dessins | Commentaires (0) |

Je découvre Bénabar. | 06 septembre 2006

Et je réécoute là, à l'instant la chanson "Berceuse" de son dernier album et ça m'exclaffe! Quel humour ce gars! Ca donne vachement envie d'avoir un mioche! rires...
Allez, dormez dormez, pourquoi vous ne dormez pas? ;)


 


P.S: voilà les paroles!












Voilà plus d'une heure que j'te tiens dans les bras, voilà quelques jours que je suis tout à toi. Il est très tard et tu dors pas, je t'ai fait une berceuse, la voilà.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller, fais dodo...Pourquoi tu dors pas ?

Demain il faut que je me lève tôt, j'ai un

rendez-vous hyper important, si t'aimes ton père, si tu l'aimes vraiment, sois fatigué et dors maintenant. J'ai sauté sur l'occas', t'avalais ton biberon pour un micro-sommeil de dix secondes environ, c'était confort, j'ai bien récupéré, maintenant tu dors, t'arrêtes de nous faire... fais dodo.

Demain le jour sera là, les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées... Dors dors dors ! Bordel, Pourquoi tu dors pas ? Dors dors dors ! Laisse domir ton papa !

Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes, ce sont mes paupières mon enfant, c'est dur d'être un adulte. Allez on joue franc jeu, on met carte sur table, si tu t'endors je t'achète un portable, un troupeau de poneys, un bâton de dynamite, j'ajoute un kangourou si tu t'endors tout de suite.

Tes paupières sont lourdes, tu es en mon pouvoir une sensation de chaleur engourdit ton corps, tu es bien, tu n'entends plus que ma voix, je compte jusqu'à trois, et tu vas t'endormir...

Pourquoi tu veux pas dormir, pourquoi, tu dors pas ? Je te donnerais bien un somnifère, mais y'en a plus demande à ta mère, t'es insomniaque ou quoi ? Puisque tu ne me laisses pas le choix, voici le temps des menaces, si tu dors pas j'te place. Dors dors dors ! Mais on dirait que ça marche. Tu fermes les yeux, tu es si sage, c'est merveilleux, tu dors comme un ange, tu as de la chance moi aussi j'ai sommeil, mais c'est le matin, faut qu'je m'habille. Je me suis énervé mon amour, je le regrette, pour me faire pardonner j'vais te jouer un peu de trompette !






Publié par wolfy68 à 02:05:51 dans Wolfonic2 | Commentaires (12) |

Road and snack | 05 septembre 2006





La Route, encore, toujours aussi droite, comme pour me rappeler que ce pays est immense et ses frontières infinies.
Mon regard tente désespérément de tout capter de ce paysage qui déroule ses reliefs et secrets indéchiffrables.
Je suis bercé par le ronronnement du moteur et la voix de Johnny Cash en sourdine qui essaie de me distiller la mélancolie de cette plaine sauvage.
Une enseigne se balançant au loin m'indique un lieu où se restaurer. A cet instant et malgré moi, me revient à l'esprit tous ces films où le héros s'arrête un moment dans ce genre d'endroit. Le même côté abandonné, désert et oublié. Mais il n'en est rien. Le sable dissimule ce qui est en fait une sympathique cafeteria, un snack de plus perdu le long de cette route interminable. Je me gare tranquillement en évitant  de soulever la poussière, une façon inconsciente de respecter l'hôte de ces lieux, visiblement ce petit vieux à casquette typique d'équipe de Baseball que j'ai aperçu sur le perron de la boutique, se balançant au rythme de l'enseigne grinçante au dessus de lui sur son rocking-chair semblant daté de la guerre de sécession.
Devant ce spectacle digne d'une scène de "Duel" de Steven Spielberg, le film d'étudiant qui le rendit crédible aux yeux des producteurs, je suis amusé par l'accumulation d'autant de clichés et en même temps séduit par cette atmosphère pleine d'authenticité.
Cet homme qui a apparemment la soixantaine bien frappée, me regarde descendre de ma Pontiac sport de location, sans sourciller une seconde, figé dans une expression ni malveillante ni engageante non plus.
J'essaie un "Hi!" plein de gaité. Mon manque d'assurance à user de cette langue que j'affectionne tant pourtant se fait sentir. L'homme me répond d'un "Hi, fellow!" ironique et qui me laisse découvrir son sourire à trois dents.
D'un bond alerte et inattendu, il s'approche de moi en indiquant dans le même temps l'entrée de sa boutique d'où sort une odeur délicieuse de café et de gauffres. Je m' exécute volontiers.
Quel étonnement en pénétrant les lieux! Autant l'extèrieur paraissait désolé que l'intèrieur me dévoile un décor clinquant, propre et arrangé avec un goût certain.
L'homme semble avoir deviné ma surprise et ne peut cacher un petit ricanement qui lui dessine une bouille comique. Dans un anglais approximatif, je lui fais part de mon ravissement pour la décoration. Il me remercie et m' invite à m' asseoir sur des sièges en bois et cuir rutilants. Le menu est imprimé sur la table protégé par une plaque de verre, et doit exister depuis les années 60 sous cette forme, étant donné l'état jauni du papier et la police d'une autre époque. Je souris en pensant que cette technique de présentation bien pratique a dû attendre plus de trente ans pour faire des émules dans nos contrées.
Sur la carte vieillie, on peut lire toute sorte de noms de Burgers, du "Dakota Bacon" au "Tiffanie's giant", autant d'énigmes gustatives que de promesses alléchantes. La propreté des locaux me met bien sûr en confiance.
Au bout de quelques minutes, mon choix est fait, et je regarde impatient vers ce qui ressemble aux cuisines et où le vieux homme a disparu il y a un quart d'heure maintenant. J'esquisse un "Hi, man!" sans réponse. Je m'enhardis alors, et crie plus fort en me levant et en m'approchant du comptoir laqué du plus bel effet.
Toujours pas de réponse, ni aucun bruit ne provenant des cuisines. Je me dis intèrieurement en riant: "il a dû aller faire la sieste et il m'a zappé!".
J'essaie encore, plus fort. La réponse est cette fois-ci rapide et surprenante. En y repensant , elle est même plutôt effrayante...

Publié par wolfy68 à 02:11:58 dans rêveries et road-trip | Commentaires (2) |

Désirs, plaisirs, et envies... | 01 septembre 2006

                                      





                                     Surprendre, étendre, tenir,
                                              écarteler, frotter, émouvoir,
                                                faire frissonner, retourner, lécher,
                                                  lisser et fouiller à bout de bras ce corps offert,
                                                   éperdu de ce désir qui la cambrera, onde humaine vibrante,
                                                    qui l'ouvre à l'infini comme une fleur humide, obscène et affolante.






 



Publié par wolfy68 à 22:56:02 dans Proses | Commentaires (1) |

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